dimanche 24 août 2008
vendredi 22 août 2008
VisualBasic.NET
1. C'est quoi, un langage objet ?
Vous le savez sans doute déjà : VB.NET est un langage objet. Ce n'est pas le seul : C# (prononcez "cécharpe"), C++ ou Java sont eux aussi des langages objets. Ce type de langage, apparu dans les années 1990, s'oppose en particulier aux langages de la génération précédente, qui étaient dits "procéduraux" (comme le Cobol, le Fortran, le Pascal, le C et bien d'autres, on ne va pas tous les citer, on n'a pas que cela à faire non plus).
La première chose à dire des langages objet, c'est qu'ils permettent de faire tout, absolument tout, ce qu'on pouvait faire avec un langage procédural.
Donc, et c'est la bonne nouvelle du jour, rien de ce que vous avez appris n'est perdu ! Les langages objet, comme leurs ancêtres les langages procéduraux, manipulent des variables, des tableaux et des structures, et organisent des instructions d'affectation, d'entrée-sortie, de tests ou de boucles dans des procédures et des fonctions. Donc, à la limite, on peut (presque) programmer en langage objet comme on programmait en langage procédural. Mais évidemment, dans ce cas, on passe à côté de ces petits riens que les langages objet possèdent en plus, petits riens qui vont nous changer la vie...
Remarque sournoise :S'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas dans le paragraphe qui précède, c'est vraisemblablement que vous avez doublement brûlé les étapes. D'une part, en voulant apprendre VB.NET sans avoir appris l'algorithmique. D'autre part, en n'ayant pas lu assez attentivement les Préambules nécessaires (ce qui n'est pas bien) ou en les ayant lu, et en choisissant de les ignorer (ce qui est encore pire). Dans les deux cas, vous n'échapperez pas à un retour par la case départ, et vous ne touchez pas 20 000 F.
Reprenons. Les langages objet, tout en intégrant l'ensemble des capacités des langages procéduraux, possèdent deux aptitudes supplémentaires, aptitudes liées mais distinctes. Ces langages peuvent en effet :
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gérer, en plus des variables, des choses appelées objets.
exploiter, via certains de ces objets, l'interface graphique de Windows.
On verra plus tard que par contamination, les langages objet ont tendance à tout assimiler à des objets, même des choses qui n'en sont pas spécialement, comme les bonnes vieilles variables de notre enfance. Mais n'anticipons pas, et examinons tout d'abord les deux points ci-dessus plus en détail.
1.1 Qu'est-ce qu'un objet ? Parlons comme les gens normaux
Dans la vie de tous les jours, nous sommes entourés d'objets. Certains très simples, comme un peigne, un bouton de culotte ou une matraque de CRS. D'autres très complexes comme une automobile, un ordinateur ou une navette spatiale. Pour faire l'analogie avec les objets des langages objet, mieux vaut penser à un objet un peu compliqué qu'à un objet trop simple. Et pour cette analogie, rien ne nous oblige à penser à un objet inanimé. Des plantes, des animaux ou des êtres humains peuvent tout à fait être assimilés aux objets que manipulent les langages.
Dans les objets, il y a deux sortes de choses qui intéressent les informaticiens.
ils ont des caractéristiques (une couleur, une taille, un poids, un compte en banque, un nombre de pattes, bref, que sais-je encore). Un objet très simple peut avoir une seule caractéristique (voire aucune, mais là, on peut raisonnablement se demander s'il existe - je laisse cette question aux philosophes désoeuvrés). Un objet complexe peut posséder des centaines, voire des milliers de caractéristiques.
ils peuvent accomplir certaines tâches, ou subir certaines modifications : pour une automobile, on peut ouvrir une porte, démarrer le moteur, freiner, accélérer, etc. Pour un chat, on peut le caresser, le faire marcher, le faire courir, le faire miauler, le faire cuire, etc. Pour un employé, on peut le changer de poste, de qualification, l'augmenter (c'est rare), le licencier (c'est fréquent), etc.
Tous les objets possédant les mêmes caractéristiques et avec lesquels on peut faire les même choses forment un groupe qu'on appelle en informatique une classe. Par exemple, tous les chiens, et c'est à cela qu'on les reconnaît, ont une couleur de pelage, une taille, un poids, etc. Ils peuvent tous aboyer, courir, sauter, etc. Même si chacune de ces aptitudes est différente d'un chien à l'autre, et même si le chihuahua de ma cousine est assez différent du rottweiler de mon voisin, ces deux bestioles ont en commun de posséder certaines caractéristiques et de pouvoir effectuer certaines actions. Ils font donc partie d'une classe unique que j'appelle "les chiens", même si d'un chien à l'autre, et ma cousine en sait quelque chose lorsqu'elle croise mon voisin, la taille et le poids (entre autres) ne sont pas les mêmes.
En prenant le problème à l'envers : si je définis une classe par l'ensemble de ses caractéristiques et de ses actions, je peux, à partir de cette classe, fabriquer tout plein de toutous différents les uns des autres, mais qui auront en commun d'être tous des chiens (donc, répétons-le lourdement, des êtres qui partageront les mêmes caractéristiques et qui seront capables des mêmes actions).
Eh bien, les langages objet, ce sont des langages qui permettent, en plus des traditionnels variables, tableaux et structures, de gérer et de manipuler des objets (donc des classes). C'est-à-dire que ces langages permettent notamment :
de créer des classes, en définissant leurs caractéristiques et leurs actions
de fabriquer des objets à partir de ces classes
de manipuler les caractéristiques individuelles de chacun de ces objets, et de leur faire accomplir les actions dont leur classe est capable.
Tout ce que nous avons vu là peut être traduit dans des termes techniques propres aux informaticiens.
1.2 Qu'est-ce qu'un objet ? Parlons comme les informaticiens
Nous savons que tout programme informatique a pour but de manipuler des informations. Et nous savons que ces informations relèvent toujours, au bout du compte, de l'un des trois grands types simples : numériques, caractères (alphanumériques), ou booléennes.
Lorsque nous disons qu'un objet (ou une classe) possède des caractéristiques comme la taille, le poids, la couleur, etc., nous disons en fait qu'un objet (ou une classe) regroupe un certain nombre de variables : une variable numérique pour stocker le poids, une autre variable pour stocker la taille, une variable caractère pour stocker la couleur, etc.
Donc, première chose, un objet regroupe un ensemble de variables qui peuvent être de différents types. Et dans ce cas, on ne parlera pas des "variables" d'un objet, ni des ses "caractéristiques", mais de ses propriétés (ou encore, de ses attributs).
Définition : Une propriété d'un objet est une des variables (typée) associées à cet objet.
Théorème : Par conséquent, toute instruction légitime avec une variable est légitime avec une propriété d'un objet. Et lycée de Versailles, tout ce qui n'avait pas de sens avec une variable n'a pas non plus de sens avec une propriété d'un objet.
Jusqu'à maintenant, allez vous dire, nous n'avons fait que faire de la mousse avec du vocabulaire nouveau autour d'une notion que nous connaissons déjà comme notre poche. Parce qu'enfin, quoi, un bidule constitué de différentes variables de différents types, on n'a pas attendu les objets pour en avoir. Tous les langages procéduraux connaissent cela, mis à part qu'on ne parle pas de classe mais de structure, qu'on ne parle pas d'objets, mais de variables structurées, et qu'on ne parle pas de propriétés, mais de champs. Mais pour le reste, c'est tutti quanti et du pareil au même.
Les esprits chagrins qui feraient cette remarque auraient parfaitement raison... si les objets n'étaient effectivement qu'un ensemble de caractéristiques (de propriétés). Mais les objets, comme nous l'avons vu, ne sont pas que cela : ils incluent également, comme on l'a vu, des actions possibles. Autrement dit, un objet (une classe) est un assemblage d'informations (les propriétés) mais aussi d'instructions (les actions, que l'on appelle les méthodes). C'est en particulier cette présence des méthodes qui différencie une classe d'une simple structure, et un objet d'une simple variable structurée.
Définition : Une méthode est un ensemble d'instructions (de lignes de codes) associées à un objet.
Mais ce n'est pas le seul point. Nous y reviendrons, les objets peuvent aussi être associés à ce que l'on appelle des événements, événements qui joueront un rôle essentiel dans le déroulement de notre application.
Théorème :Un objet est un assemblage d'informations et d'instructions. Autrement dit, c'est une variable structurée plus des méthodes et des événements.
2. La syntaxe objet
2.1 Généralités
Lorsque nous fabriquions (et nous en fabriquerons encore) une variable, nous utilisions un moule à variable, qui s'appelait un type. Pour créer une nouvelle variable, il fallait lui donner un nom, par lequel on pourrait la désigner tout au long du programme, et préciser le type utilisé pour la fabrication de cette variable. D'où la syntaxe du genre :
Dim Toto as Integer
Eh bien, en ce qui concerne les objets, le principe est exactement le même, hormis qu'on ne les fabrique pas avec un type, mais avec une classe. Si nous disposons par exemple d'une classe Chien, nous allons pouvoir créer autant de chiens que nous voulons. Voilà par exemple un nouveau compagnon :
Dim Rex as New Chien
On remarque la présence du mot clé New, propre aux déclarations d'objets, et qui différencie celles-ci des déclarations de variables. Dans le jargon du langage objet, cette instruction New s'appelle un constructeur.
Vocabulaire savant : Créer un objet d'après une classe s'appelle instancier la classe. Un objet peut aussi être appelé une instance, ou une occurrence, de la classe.
Notre classe Chien a forcément été créée avec un certain nombre de propriétés et de méthodes. Nous pourrons accéder à ces propriétés et à ces méthodes par la syntaxe suivante, universelle :
NomdObjet.Propriété
Et également :
NomdObjet.Méthode
Remarque fondamentale :Dans un langage objet, on ne peut trouver que les deux syntaxes ci-dessus.Il est absolument impossible de désigner un objet sans le faire suivre d'une propriété ou d'une méthode. C'est une faute de syntaxe.De même, une propriété seule ou une méthode seule constituent également des fautes de syntaxe.
2.2 Propriétés
Admettons pour les besoins de la cause que notre classe Chien possède entre autres propriétés :
Taille (numérique)
Poids (numérique)
Couleur (caractère)
Vacciné (booléen)
Alors, je le rappelle, les règles d'utilisation de ces propriétés sont très exactement les mêmes que celles des variables. Sachant que le signe d'affectation, en Visual Basic, est le signe d'égalité, je peux donc écrire :
Rex.Poids = 14
Et je viens de fixer le poids de mon toutou à 14 kg. Pour le faire grossir de 5 kg, rien de plus simple :
Rex.Poids = Rex.Poids + 5
...et le tour est joué. Si je veux torturer la pauvre bête, je peux aussi la rendre aussi lourde que haute, en écrivant :
Rex.Poids = Rex.Taille
L'utilisation de propriétés non numériques ne pose pas davantage de problèmes :
Rex.Couleur = "Beige"
Rex.Vacciné = True
2.3 Méthodes
Je le rappelle, si les propriétés sont en réalité des variables, les méthodes sont quant à elles des procédures. Lorsqu'on va utiliser une méthode, tout dépend donc de la manière dont la procédure a été écrite. En fait, tout dépend du nombre et du type des paramètres dont cette procédure a besoin pour s'exécuter. Ainsi, certaines méthodes peuvent-elles être utilisées sans passer de paramètres. D'autres en exigeront un, d'autres deux, etc.
Dans tous les cas, cependant, une méthode est un appel de procédure. C'est donc une instruction à part entière. Nous en déduisons donc qu'il serait parfaitement absurde d'affecter une méthode, comme on affecte une propriété. On pourra donc avoir des lignes du genre :
Rex.Aboyer
ou
Rex.Courir(15)
ou
Rex.DonnerlaPapatte("gauche")
etc.
Si vous avez compris cela, vous avez compris 45 % de ce cours. Très exactement, au millipoil près.
3. La programmation événementielle
Nous ne sommes pas au bout de peines (ni au bout de nos joies). Toute cette sombre histoire d'objets cache une autre drôle de plaisanterie, qui va radicalement transformer la manière dont les procédures d'un programme vont être exécutées, et du coup, la manière dont les programmeurs vont devoir concevoir leurs applications.
C'est le deuxième aspect dont je parlais au début de ce chapitre, aspect qui est lié à la programmation objet, mais qui ne se confond pas tout à fait avec elle. De quoi s'agit-il ?
Rappelons-nous comment notre code était organisé dans un langage procédural traditionnel. Plutôt qu'une immense procédure fait-tout, comportant des redites de code, nos applications, dès lors qu'elles devenaient un peu joufflues, étaient organisées en modules séparés : sous-procédures et fonctions (lesquelles, je le rappelle, ne sont jamais qu'un cas particulier de sous-procédures).
Parmi ces diverses procédures, il s'en trouvait une qui jouait un rôle particulier : la procédure principale (appelée Main dans la plupart des langages). C'est elle qui était exécutée lors du lancement de l'application. Et c'est elle qui tout au long du programme, telle un chef d'orchestre, déclenchait les autres procédures et les autres fonctions.
Le point important dans cette affaire, c'est qu'une fois l'application lancée, une procédure donnée ne pouvait s'exécuter que si une ligne de code, quelque part, en commandait le déclenchement. L'utilisateur n'avait aucune espèce de moyen d'influencer directement l'ordre dans lequel les procédures allaient être exécutées.
Tout ceci va être remis en question avec les langages objet. Non qu'on ne puisse plus créer encore des procédures et des fonctions, et appeler les unes via les autres par des instructions adéquates ; je le rappelle, il n'y a rien qu'on pouvait faire avec un langage procédural qu'on ne puisse faire avec un langage objet. Mais avec un langage objet, on va pouvoir faire certaines choses véritablement inédites. En l'occurrence, la grande nouveauté, c'est qu'on va pouvoir organiser le déclenchement automatique de certaines procédures en réponse à certaines actions de l'utilisateur sur certains objets. Et ces actions, ce sont les fameux événements dont je parlais tout à l'heure.
Pour comprendre cela, le plus simple est de penser que certains objets ont une caractéristique particulière : ils se voient à l'écran. Ainsi, un logiciel comme Windows est en fait truffé de ce genre d'objets ! Les boutons, les menus, les fenêtres, les cases à cocher, tout cela constitue une armada d'objets visibles, et surtout, capables de réagir à diverses sollicitations de l'utilisateur via le clavier ou la souris. Les programmeurs qui ont écrit Windows ont donc prévu, et écrit, des myriades de morceaux de code (des procédures) qui se déclenchent à chaque fois que l'utilisateur accomplit telle action sur tel type d'objet. Donc, je le répète, concevoir une application événementielle, c'est concevoir des procédures qui se déclencheront automatiquement à chaque fois que l'utilisateur effectuera telle action sur tel objet qu'on aura mis à sa disposition.
Remarque profonde :Dans les phrases qui précèdent, les mots "à chaque fois que" sont essentiels. Il faut impérativement les avoir en tête lorsqu'on écrit une application objet.Faute de quoi on mélange tout, et en particulier, on se met à écrire des boucles là où il n'y a qu'une simple procédure.
Définition :Une action sur un objet capable de déclencher une procédure s'appelle un événement.
Voilà pourquoi ce type de programmation porte le nom de programmation événementielle. Par ailleurs, je rappelle que les événements qu'un objet donné est capable de gérer ont été définis dans la classe qui a servi à créer l'objet.
Remarque importante :Tous les objets capables de gérer un événement ne sont pas forcément des objets visibles à l'écran. Dans le même ordre d'idées, tous les événements ne correspondent pas forcément à des actions de l'utilisateur via le clavier ou la souris. Mais pour commencer, on peut très bien s'accommoder de ces approximations.
3.1 Le diagramme T.O.E.
Lors de la conception d'un programme objet, une des premières tâches du développeur va donc être de concevoir l'interface utilisateur. C'est-à-dire de prévoir quels objets vont être mis à la disposition de l'utilisateur, de prévoir les actions que l'utilisateur pourra effectuer sur ces objets (les événements) et de prévoir les tâches que le programme devra accomplir lors de ces événements.
Remarque incidente : Pour le moment, nous nous contenterons de considérer que nos applications emploient uniquement l'arsenal des objets utilisés par Windows. Ces objets (plus exactement, ces classes) seront donc tout prêts à l'emploi. Leurs propriétés, leurs méthodes et les événements qu'ils sont capables de gérer ont été définis par Windows, c'est-à-dire par Visual Basic (qui nous sert en quelque sorte d'intermédiaire vis-à-vis de Windows, qui parle un langage trop abscons pour nous). En réalité, dans un programme Visual Basic, on peut utiliser des tas d'autres objets (classes), on peut même en fabriquer soi-même. Nous verrons cela... plus tard. Pour le moment, contentons-nous de la trousse à outils de base que Visual Basic met à notre disposition, et ce sera déjà bien suffisant.
Ainsi, nous pouvons prévoir qu'il faudra que la fenêtre de notre application se présente comme ceci ou comme cela, qu'il devra y avoir ici un bouton, là des boutons radios, ici une zone de liste, etc. Et il faut également prévoir qu'un clic sur tel bouton déclenchera tel ou tel calcul, qu'un choix dans telle liste devra mettre à jour telle ou telle zone, etc.
Le document synthétique, sous forme de tableau, qui reprend toutes ces informations, s'appelle un diagramme T.O.E., pour Tâche, Objet, Événement. C'est un document préalable indispensable à la programmation d'une application événementielle. Il comporte trois colonnes. Dans la première, on dresse la liste exhaustive des tâches que doit accomplir l'application. Dans la seconde, en regard de chaque tâche à accomplir, on porte, le cas échéant, le nom de l'objet qui en sera chargé. Et dans la troisième, en regard de chaque objet, on écrit le cas échéant, mais oui, l'événement correspondant. Vous l'aviez deviné, décidément vous êtes trop forts.
Remarque importante : Rien, absolument rien, ne dit qu'un objet doit être associé à un événement et à un seul. Il peut très bien y avoir des objets qui ne gèrent aucun événement. De même, certains objets peuvent très bien être amenés à gérer plusieurs événements différents, qui correspondront donc à autant de procédures différentes.
3.2 La syntaxe
Comment effectue-t-on la liaison entre une procédure et un événement ? C'est extrêmement simple : cette liaison figure en toutes lettres dans l'en-tête de la procédure, via le mot-clé Handles (que l'on peut traduire par "gère"). Ainsi, une procédure non événementielle, toute bête, toute simple, que j'appelle Calcul, aura la tête suivante :
Private Sub Calcul() instructionsEnd Sub
Pour que cette procédure s'exécute à chaque fois que l'on clique sur le bouton nommé Résultat, il suffira que la procédure se présente ainsi :
Private Sub Calcul() Handles Résultat.Click instructionsEnd Sub
Si d'aventure, plusieurs événements différents doivent déclencher la même procédure, ce n'est pas du tout un souci. Il suffit de séparer tous les événements concernés par des virgules après le mot clé Handles. Si, par exemple la remise à zéro doit être effectuée en cas de clic sur le bouton Résultat, mais aussi de clic sur le bouton Annulation, on aura :
Private Sub RemiseAZero() Handles Résultat.Click, Annulation.Click instructionsEnd Sub
Et voilà le travail.
En réalité, il y a juste une petite subtilité supplémentaire. C'est que lorsqu'un événement déclenche une procédure, Visual Basic prévoit automatiquement un passage de paramètres depuis l'événement jusqu'à la procédure, passage de paramètres sans lequel on serait parfois bien embêté.
La syntaxe complète d'une procédure événementielle sera donc typiquement :
Private Sub RemiseAZero(ByVal sender As System.Object, ByVal e As System.EventArgs) Handles Résultat.Click, Annulation.Click instructionsEnd Sub
Où, à chaque exécution de la procédure suite à un événement : :
sender est un paramètre en entrée (par valeur) qui désigne l'objet qui a déclenché l'événement
e représente un paramètre en entrée (par valeur) qui spécifie les conditions de l'événement.
Gardons ces généralités en tête ; nous aurons naturellement l'occasion de revenir plus en détail sur ces deux paramètres et la manière de s'en servir.
Si vous avez compris ce second mécanisme que sont les procédures événementielles, alors vous avez alors pigé 45 % supplémentaires du cours. Donc, avec les 45 % précédents, on en est à 90 %. Tout le reste, c'est de la petite bière. Puisque je vous le dis.
ASP.NET
Suite à une conversation avec Didier sur les performances ou non du code managé en asp.net, me voilà à nouveau à vous présenter un article, mon objectif est de clairement expliquer le mode de fonctionnement et surtout les changements en terme de performances en rapport au code asp 3.0 ;) En clair, Que du Bonheur ! Afin d'accélérer vos développements d'accès à une base de données Access ou MySQL, utilisez le RedITCode :) il est gratuit et vous génère près de 80% du code DOWNLOAD
1. les performancesLa gestion de la performance des applications reste une priorité pour les entreprises. En particulier sur les architectures trois-tiers ou si vous préféres les architectures « web » où l’on est passé d’applications peu sensibles à des applications transactionnelles critiques. Aujourd’hui, même si les solutions multi-tiers permettent la mise en place de fermes de serveurs pouvant supporter la charge, la nécessité de réduire le coût hardware / licences favorise la recherche de la performance par processeur. De ce point de vue, la performance délivrée par ASP.NET n’a plus grand-chose à voir avec son prédécesseur. En particulier, ASP.NET exploite au mieux la présence d’un grand nombre de processeurs.
2. La Pré-compilation et la gestion du cacheL’amélioration de la performance des applications ASP.NET est liée à un certain nombre de facteurs, qu’il est important de comprendre pour bien discerner la valeur ajoutée du Framework. Les pages ASP.NET, à la différence de la génération précédente des pages ASP, sont compilées lors de leur première version sous forme d’assemblies, assemblies qui remplacent les DLL. Autrement dit, dès le second appel d’une page ASP.NET, la performance est identique à celle d’un objet compilé. C’est réellement une amélioration considérable. Mais l’amélioration de la performance tient pour beaucoup à la mise à disposition d’un ensemble de solutions de « cache ». Le principe du cache est de ne pas recalculer un élément si celui-ci a déjà été demandé antérieurement, pour le délivrer directement. Le cache qui était en partie mis en œuvre en ASP 3.0 et a été considérablement revu. Il permet d’agir avec une grande précision et reste compatible avec le déploiement de fermes de serveurs, sans développement complémentaire. Le gain de temps pour le développeur est important. A la clé, des gains de performance plus que sensibles. Le cache peut-être décomposé en plusieurs sous-ensembles, rassemblés comme ci-dessous.
Le cache de page : il permet, pour tout ou partie de la page, de « cacher » le résultat envoyé au client comme s’il s’agissait d’une page statique. Un certain nombre de paramètres permettent de définir dans quelles conditions il faut rafraîchir le résultat renvoyé. Le cache applicatif : ce sont les objets Session et Application (qui existaient déjà mais qui ont été largement revus, notamment pour supporter le load-balancing et les fermes de serveur), et surtout l’objet Cache. Ce dernier permet de stocker des données ou des objets à durée de vie limitée, l’expiration du cache associé pouvant s’appuyer sur des priorités, des dépendances entre objets, des règles définies par le développeur, etc. L’objet cache supporte les fermes de serveurs et les accès multi-threadés, de manière transparente pour le développeur. Les variables statiques de classe : il s’agit d’un mécanisme fort intéressant, mais que je ne détaillerai pas ici ; il reste à manipuler avec prudence, notamment pour gérer les accès multi-threadés. Le framework met à disposition des développeurs des outils de cache très puissants, qui demandent toutefois une certaine pratique pour être mis en œuvre correctement et dégager toute leur valeur ajoutée.
Sources :
ASP.Net micro application référence (frédérik ducrozet – guillaume coffin)
ASP.Net microsoft press (richard clark)
Passage à .NET : quels gains pour l’entreprise ? (Business Interactif )
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MBA master of business administration
Le master of business administration, différent du diplôme français du master en administration des affaires est un diplôme d'agrément international dans le domaine des affaires, du commerce et de la gestion des entreprises
Sommaire* 1 Intitulé * 2 La maîtrise en administration des affaires aux États-Unis o 2.1 Histoire o 2.2 Executive MBA o 2.3 Admissions o 2.4 Etendue des programmes o 2.5 Accréditations * 3 Le master en administration des affaires et le MBA en France o 3.1 Les Instituts d'Administration des Entreprises o 3.2 Les écoles supérieures de commerce * 4 Voir aussi |
Intitulé
Ce diplôme est d'abord apparu aux États-Unis sous l'intitulé anglais de master of business administration, en abrégé MBA. En raison de l'influence du système américain, l'intitulé de ce diplôme peut être en anglais dans des pays non anglophones. En France, il existe une différence entre maîtrise et master, par conséquent ce diplôme peut être connu sous le nom de "master en administration des affaires", s'il s'agit d'un diplôme national. S'il ne s'agit pas d'un diplôme national, le terme master ne peut être utilisé. La "qualité" d'un MBA s'évalue en fonction des accréditations et des classements obtenus auprès d'institutions internationales. Trois institutions spécialisées sont aujourd'hui référantes : AMBA (Angleterre), EQUIS (Européenne), AACSB (USA). Les classements annuels du Financial Times du Cabinet SMBG [1] (rubrique "International") et de Business Week sont également considérés.
La maîtrise en administration des affaires aux États-Unis
Histoire
La maîtrise en administration des affaires provient des États-Unis où les deux premières business schools américaines (Wharton et l'Université de Chicago) ont été créées en 1881.
En 1898, l'Université de Saint-Gall, en Suisse, a été créée comme l'une des premières business school en Europe. Avec l'émergence du modèle américain, des centres d'excellence en business furent créés en Europe, comme ce fut le cas en particulier dans les universités de Londres (London Business School) ou de Manchester pour l'Angleterre ou à l'IEP Sciences-Po Paris, HEC Paris, l'Université Paris Dauphine, l'ESCP-EAP, l'ESSEC, l'EDHEC, l'American Business School of Paris en France, pour ne citer que les plus prestigieuses.
D'autre part, des compagnies privées commencèrent leurs propres programmes de management, comme IMD à Lausanne, INSEAD à Fontainebleau (devenu l'un des plus prestigieux instituts mondiaux délivrant un MBA), Henley ou encore Ashridge afin de fournir des notions de management à leurs employés.
Executive MBA
L'Executive MBA a été au départ créé pour les seniors par l'Université de Chicago en 1943. Ces programmes destinés à des cadres supérieurs et à des dirigeants demandent une expérience significative en management et business. Les programmes d'Executive MBA s'adressent ainsi à des professionnels ayant un minimum de 8 ans d'expériences. En Europe, l'expérience moyenne des participants aux programmes les plus prestigieux (IMD - Lausanne, HEC - Paris) avoisine les 15 ans. Les cours d'Executive MBA se déroulent en temps partagés sur une durée variant généralement entre 16 et 24 mois. Souvent organisés en partenariat avec d'autres institutions internationales les programmes proposent fréquemment des séminaires à l'étranger. Certaines institutions offrent même un double diplôme permettant notamment l'accès aux associations d'anciens des deux universités. En quelques années, le succès des formations Executives n'ont cessé de gagner du terrain sur le créneau de la formation professionnelle en management.
Admissions
Les admissions sont généralement basées sur le test du GMAT, sur l'expérience professionnelle, les relevés de notes, les lettres de références, ainsi que des entretiens.
Etendue des programmes
Le MBA propose toute une panoplie de sujets, comme l'économie, l'organisation, le marketing, la comptabilité, la finance, le management stratégique, le business international, le management des technologies de l'information, les ressources humaines, et les stratégies politiques.
Dans le modèle traditionnel américain, les étudiants travaillent sur un large éventail de cours la première année, puis entament une spécialisation lors de la seconde.
Dans le reste du monde le MBA dure en général moins longtemps : entre 9 et 16 mois en Europe, l'objectif essentiel étant de réduire au maximum le temps passé par des cadres de haut niveau en dehors de l'entreprise.
Les MBA non spécialisés se concentrent souvent en 2e année sur la stratégie.
Accréditations
Comme l'appellation MBA elle-même n'est pas protégée, n'importe quelle institution peut créer son propre MBA. Pour garder une bonne visibilité, les grandes universités, les grands établissements et les écoles accréditent donc leurs MBA. Les accréditations majeures sont : 'AMBA', 'AACSB' et 'Equis'.
Le master en administration des affaires et le MBA en France
En France, il faut distinguer le master en administration des affaires et les diplômes intitulés "MBA". Le terme "master" est reservé au diplôme national, par contre le terme "MBA" n'est pas protégé.
Le master en administration des affaires est un diplôme national de master proposé par une université dont la préparation dure deux ans après la licence. Il est délivré par toutes les UFR de gestion comme à Paris-Dauphine.
Les Instituts d'Administration des Entreprises
Selon l'ONISEP, on compte en France trois établissements universitaires ayant l'agrément pour délivrer le titre de Master of Business Administration, des Instituts d'Administration des Entreprises:
- IAE d'Aix-en-Provence Liste des MBA proposés
- IAE de Paris Annuaire officiel des diplômés
- IAE de Nice IAE Nice
- IAE de Lyon-III
- IAE de Lille I
- IAE de Poitiers
- IAE de Grenoble (MBA Chine, MBA Indonésie, MBA Russie)
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Les écoles supérieures de commerce
Le MBA est un diplôme délivré par des établissements d'enseignement superieur ayant reçu un agrément international qui donne lieu à un classement. Les études qu'il sanctionne sont alors de durée, de type, de contenu et de nouveau très variable. Ainsi l'intitulé MBA peut désigner un diplôme obtenu après plusieurs années d'expériences professionnelle (5 à 8 pour un MBA, 8 à 15 pour un Executive MBA), ou bien un diplôme de formation initiale (exemple de l'ESSEC)
En France, plusieurs établissements non universitaires proposent des MBA :
- L'INSEAD : Sur 10 ou 12 mois
- HEC Paris : Sur 16 mois Annuaire officiel des diplômés
- l' ESCP-EAP : sur 18 mois (Executive-MBA) répartis sur plusieurs campus européens
- Sciences Po Paris: Sur 9 mois.
- L'École nationale des ponts et chaussées: sur 10 mois (dont une partie peut etre effectuée aux USA, en Chine et/ou au Japon)
- L' ICN Business School
D'autres écoles dispensent également des formations équivalentes sans pour autant être reconnues au niveau international :IEMI, l'École Nationale d'Assurances, l' IAE d'Aix-en-Provence ou l'Université Paris-Dauphine.
Le mésothéliome
La survenue de cette maladie, parfois qualifiée de cancer de l'amiante, cette fibre étant le principal facteur de risque reconnu pour ce type de cancer, n'est pas indicative d'un seuil minimal d'exposition et son traitement médical a un impact limité sur l'espérance de vie des malades, en général de 12 à 18 mois.
Les premières manifestations retrouvées à l'examen clinique sont des douleurs thoraciques, souvent associées à un essoufflement et à un épanchement pleural récidivant, en général hémorragique. Le temps de latence entre la première exposition et le développement du mésothéliome est rarement inférieur à 20 ans, souvent de l'ordre de 30 à 40 ans, voire plus. Il ne semble pas exister de valeur seuil d'exposition en rapport avec un risque d'apparition.
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Il a été décrit des cas de mésothéliomes pleuraux survenant dans l'environnement familial proche des travailleurs exposés à l'amiante, les sujets étant exposés du fait de la contamination des locaux d'habitation ou lors de l'entretien de vêtements empoussiérés.
Le tabac ne semble pas augmenter le risque de survenue d'un mésothéliome.
Sommaire
1 Signes et symptômes
2 Diagnostic
3 Tests d'orientations
4 Bilan et évaluation
5 Physiopathologie
6 Épidémiologie
6.1 Incidence
6.2 Facteurs de risque
6.3 Exposition à l'amiante
7 Traitement
7.1 Chirurgie
7.2 Radiothérapie
7.3 Chimiothérapie
7.4 Immunothérapie
7.5 Heated Intraoperative Intraperitoneal Chemotherapy
8 Liens externes
9 Notes et références
Signes et symptômes
Symptoms of mesothelioma may not appear until 20 to 50 years after exposure to asbestos. Shortness of breath, cough, and pain in the chest due to an accumulation of fluid in the pleural space are often symptoms of pleural mesothelioma.
Symptoms of peritoneal mesothelioma include weight loss and cachexia, abdominal swelling and pain due to ascites (a buildup of fluid in the abdominal cavity). Other symptoms of peritoneal mesothelioma may include bowel obstruction, blood clotting abnormalities, anemia, and fever. If the cancer has spread beyond the mesothelium to other parts of the body, symptoms may include pain, trouble swallowing, or swelling of the neck or face.
These symptoms may be caused by mesothelioma or by other, less serious conditions.
Mesothelioma that affects the pleura can cause these signs and symptoms:
- chest wall pain
- pleural effusion, or fluid surrounding the lung
- shortness of breath
- fatigue or anemia
- wheezing, hoarseness, or cough
- blood in the sputum (fluid) coughed up (hemoptysis)
In severe cases, the person may have many tumor masses. The individual may develop a pneumothorax, or collapse of the lung. The disease may metastasize, or spread, to other parts of the body.
Tumors that affect the abdominal cavity often do not cause symptoms until they are at a late stage. Symptoms include:
- abdominal pain
- ascites, or an abnormal buildup of fluid in the abdomen
- a mass in the abdomen
- problems with bowel function
- weight loss
In severe cases of the disease, the following signs and symptoms may be present:
- blood clots in the veins, which may cause thrombophlebitis
- disseminated intravascular coagulation, a disorder causing severe bleeding in many body organs
- jaundice, or yellowing of the eyes and skin
- low blood sugar level
- pleural effusion
- pulmonary emboli, or blood clots in the arteries of the lungs
- severe ascites
A mesothelioma does not usually spread to the bone, brain, or adrenal glands. Pleural tumors are usually found only on one side of the lungs.
Diagnostic
quelques mots-clés : Radiographie du thorax tests fonctionnels pulmonaires. CT-scan (ou CAT-scan) ou MRI cytologie si beaucoup de liquide biopsie histopathologie thoracoscopie laparoscopie
Résultats immunohistochimiques typiques Positif Négatif
EMA (epithelial membrane antigen = antigène épithélial membranaire) CEA (antigène carcino-embryonnaire)
WT1 (tumeur de Wilms 1) B72.3
Calrétinine MOC-3 1
Mésothéline-1 CD15
Cytokératine 5/6 Ber-EP4
HBME-1 (human mesothelial cell 1 = cellule mésothéliale humaine 1) TTF-1
Tests d'orientations
Il n'y a aucun protocole universellement reconnu pour le dépistage des personnes qui ont été exposées à l'amiante. Cependant certaines recherches indique que le niveau d'ostéopontine dans le sérum la force de soit utile dans le dépistage du mèsothéliome chez les personnes exposées. Le niveau de la protéine soluble liée au mesothelin est élevée dans le sérum chez environ de 75% des patients dont le diagnostic a été confirmé et on l'a suggéré qu'il pouvait être utile pour le dépistage [2].
Bilan et évaluation
Une fois que le diagnostic est confirmé, le médecin va devoir évaluer le grade pathologique de la tumeur pour établir une stratégie traitement thérapeutique. Le mésothéliome est décrit comme localisé si le cancer est trouvé seulement sur la surface de la membrane pleurale où il a débuté. Il est classifié comme avancé s'il existe une extension au delà de la surface originelle de la plèvre à d'autres parties du corps, telles que les ganglions lymphatique, les poumons, la paroi thoracique, ou les organes abdominaux.
Physiopathologie
Le mésothélium se compose d'une seule et mince couche de cellules cubiques formant un épithélium bordant les cavités séreuses du corps comprenant le péritoine, le péricarde et la plèvre pour former une cavité virtuelle. Le dépôt de fibres minérales dans le parenchyme pulmonaire peut avoir comme conséquence leur pénétration dans la plèvre viscérale d’où la fibre peut alors gagner la surface pleurale, et de ce fait conduire au développement des plaques mésothéliales malignes. Le processus menant au développement du mésothéliome péritonéal n'est pas encore connu. On a suggéré que des fibres d'amiante en provenance du poumon pourraient être transportées vers l'abdomen et les organes associés par l'intermédiaire du système lymphatique. En plus, les fibres minérales peuvent être déposés dans l'intestin après l'ingestion de crachats contaminés.
On a montré que la contamination de la plèvre par l'amiante ou d'autres fibres minérales, peut induire la cancérogenèse. Les longues et minces fibres d'amiante (amiante bleu, amphiboles) sont des carcinogènes plus efficaces que « les fibres plumeuses » du chrysotile (ou amiante blanc). Chez les rats le développement d’un mésothéliome a été provoqué par l'inoculation intra-pleurale de fibres phosphorylées de chrysotile. On a suggéré que chez l'homme, le transport des fibres jusqu’à la plèvre serait le stade critique dans la pathogénie du mésothéliome. Cette hypothèse est confortée par l’afflux observé d’un nombre significatif de macrophages et d'autres cellules du système immunitaire vers les lésions localisées provoquées par les fibres d'amiante accumulées dans les cavités pleurales et péritonéales des rats. Ces lésions continuent à attirer des macrophages en grand nombre pendant que la maladie progresse, et les changements cellulaires à l’intérieur de la lésion aboutissent à une tumeur dont la morphologie possède tous les caractères de malignité.
L'expérimentation suggère d’évidence que l'amiante agit en tant que carcinogène complet dans le développement du mésothéliome qui se produit par étapes séquentielles d’initiation et de promotion. Les mécanismes moléculaires sous-tendant la transformation maligne des cellules mésotheliales normales en présence de fibres d'amiante demeurent assez obscurs en dépit de la démonstration des possibilités oncogènes de la substance. Cependant, la transformation in vitro de cellules mésotheliales humaines normales en cellules de phénotype malin après exposition aux fibres d'amiante n'a pas été encore réalisée. Généralement on pense que les fibres d'amiante exercent leur effet cancérogène par l'intermédiaire d’ interactions physiques directes avec les cellules du mesothelium en conjonction avec des effets indirects avec interaction avec des cellules inflammatoires telles que les macrophages. Les études comportant l'inoculation intrapleurale ou intrapéritonéale de différents types de fibre d'amiante chez les rats et les souris ont établi que les fibres longues et minces sont responsables d’une incidence plus élevée du mésothéliome que les fibres courtes et que les cellules phagocytent et stockent les fibres les plus longues plus efficacement que des fibres courtes. De même, l’incubation de cellules de hamster Syrien avec de la fibre de verre dont la longueur moyenne était de 9.5µm a provoqué des transformations cellulaire avec une rapidité identique à celle de la crocidolite. Le réduction de la longueur de ces fibres pour obtenir une dimension approximative de 2,2 µm a réduit la capacité de transformation cellulaire d’un facteur 10 à 20 tandis qu’une réduction plus importante à moins d’1µm supprimait complètement la capacité de transformation cellulaire par les particules de fibre de verre.
L'analyse des interactions entre les fibres d'amiante et l'ADN a montré que les fibres phagocytées peuvent entrer en contact avec les chromosome s, les fibres adhérent souvent à la chromatine ou s’emmêlent dans le chromosome. Ce contact entre la fibre d'amiante et les protéines de de structure de la double hélice du chromosome peut induire des anomalies complexes. L'anomalie la plus commune est la monosomie du chromosome 22. D'autres anomalies fréquentes comprennent le réarrangement de la structure des bras de 1res, 3e, 6e, et 9e paires de chromosomes.
Les anomalies génétiques les plus communes dans les lignées cellulaires de mésothéliome comprennent la délétion des gènes suppresseurs de tumeurs suivants :
neurofibromatose type 2 à 22q12
P16INK4A
P14ARF
Il a également été montré que l'amiante pouvait servir de médiateur pour l'entrée d’ADN étranger dans les cellules cible. L'incorporation de cet ADN étranger peut provoquer des mutations et aboutir à l'oncogenèse par plusieurs mécanismes possibles :
Inactivation des gènes suppresseurs de tumeur
Activation de gènes oncogenes
Activation de proto-oncogenes en raison de l'incorporation d'ADN étranger contenant un gène promoteur
Activation des enzymes de réparation d'ADN, qui peuvent être enclins à des erreurs.
Activation de la télomérase
Prévention de l’apoptose
Il a été montré que les fibres d'amiante pouvaient changer la fonction et les propriétés sécrétoires des macrophages, créant finalement des conditions qui favorisent le développement du mésothéliome. Après avoir phagocyté les fibres d'amiante, les macrophages produisent des quantités accrues de radicaux hydroxyle qui sont les sous-produits normaux du métabolisme cellulaire anaérobie. Cependant, ces radicaux libres sont aussi connus comme clastogène et également agents ayant une action sur la membrane pour favoriser l’effet cancérogène de l'amiante. Ces oxydants peuvent participer au processus oncogène directement et indirectement en agissant sur l'ADN, en modifiant la membrane cellulaires par différents mécanismes, incluant l'activation d'oncogenes et la perturbation des défenses cellulaires antioxydantes. L'amiante peut également posséder des propriétés immunosuppressives. Par exemple, on a montré que les fibres de chrysotile diminuent la prolifération in vitro des lymphocytes périphériques stimulés par les phytohemagglutinines, suppriment la lyse des cellules tueuses naturelles et réduisent de manière significative la viabilité et le renouvellement des cellules tueuses activées PAR les lymphokines. En outre, les changements génétiques des macrophages activés par l’amiante peuvent avoir comme conséquence la production de substances mitogènes efficaces sur les cellules mesotheliales comme le facteur de croissance plaquettaire (PDGF) et le facteur de croissance de transformation - le ß (TGF-ß) qui a son tour, peut induire la stimulation chronique et la prolifération des cellules mesotheliales après des lésions provoquées par des fibres d'amiante.
Épidémiologie
Incidence
Although reported incidence rates have increased in the past 20 years, mesothelioma is still a relatively rare cancer. The incidence is approximately one per 1,000,000. The highest incidence is found in Britain, Australia and Belgium: 30 per 1,000,000 per year.[5] For comparison, populations with high levels of smoking can have a lung cancer incidence of over 1,000 per 1,000,000. Incidence of malignant mesothelioma currently ranges from about 7 to 40 per 1,000,000 in industrialized Western nations, depending on the amount of asbestos exposure of the populations during the past several decades.[6] It has been estimated that incidence may have peaked at 15 per 1,000,000 in the United States in 2004. Incidence is expected to continue increasing in other parts of the world. Mesothelioma occurs more often in men than in women and risk increases with age, but this disease can appear in either men or women at any age. Approximately one fifth to one third of all mesotheliomas are peritoneal.
Between 1940 and 1979, approximately 27.5 million people were occupationally exposed to asbestos in the United States [4]. Between 1973 and 1984, there has been a threefold increase in the diagnosis of pleural mesothelioma in Caucasian males. From 1980 to the late 1990s, the death rate from mesothelioma in the USA increased from 2,000 per year to 3,000, with men four times more likely to acquire it than women. These rates may not be accurate, since it is possible that many cases of mesothelioma are misdiagnosed as adenocarcinoma of the lung,
Risk factors
Working with asbestos is the major risk factor for mesothelioma. Mesothelioma is now known to occur in those who are genetically pre-disposed to it. A history of asbestos exposure exists in almost all cases. However, mesothelioma has been reported in some individuals without any known exposure to asbestos. In rare cases, mesothelioma has also been associated with irradiation, intrapleural thorium dioxide (Thorotrast), and inhalation of other fibrous silicates, such as erionite.
Asbestos is the name of a group of minerals that occur naturally as masses of strong, flexible fibers that can be separated into thin threads and woven. Asbestos has been widely used in many industrial products, including cement, brake linings, roof shingles, flooring products, textiles, and insulation. If tiny asbestos particles float in the air, especially during the manufacturing process, they may be inhaled or swallowed, and can cause serious health problems. In addition to mesothelioma, exposure to asbestos increases the risk of lung cancer, asbestosis (a noncancerous, chronic lung ailment), and other cancers, such as those of the larynx and kidney.
The combination of smoking and asbestos exposure significantly increases a person's risk of developing cancer of the airways (lung cancer, bronchial carcinoma). The Kent brand of cigarettes used asbestos in its filters for the first few years of production in the 1950s and some cases of mesothelioma have resulted. Smoking modern cigarettes does not appear to increase the risk of mesothelioma.
Some studies suggest that simian virus 40 (SV40) may act as a cofactor in the development of mesothelioma.[7]
Exposure
Asbestos was known in antiquity, but it wasn't mined and widely used commercially until the late 1800s. Its use greatly increased during World War II. Since the early 1940s, millions of American workers have been exposed to asbestos dust. Initially, the risks associated with asbestos exposure were not publicly known. However, an increased risk of developing mesothelioma was later found among shipyard workers, people who work in asbestos mines and mills, producers of asbestos products, workers in the heating and construction industries, and other tradespeople. Today, the U.S. Occupational Safety and Health Administration (OSHA) sets limits for acceptable levels of asbestos exposure in the workplace, and created guidelines for engineering controls and respirators, protective clothing, exposure monitoring, hygiene facilities and practices, warning signs, labeling, recordkeeping, and medical exams. By contrast, the British Government's Health and Safety Executive (HSE) states formally that any threshold for mesothelioma must be at a very low level and it is widely agreed that if any such threshold does exist at all, then it cannot currently be quantified. For practical purposes, therefore, HSE does not assume that any such threshold exists. People who work with asbestos wear personal protective equipment to lower their risk of exposure. Recent findings have shown that a mineral called erionite has been known to cause genetically pre-dispostioned individuals to have malignant mesothelioma rates much higher than those not pre-dispositioned genetically. A study in Cappadocia, Turkey has shown that 3 villiages in Turkey have death rates of 51% attributed to erionite related mesothelioma.
Occupational
Exposure to asbestos fibres has been recognised as an occupational health hazard since the early 1900s. Several epidemiological studies have associated exposure to asbestos with the development of lesions such as asbestos bodies in the sputum, pleural plaques, diffuse pleural thickening, asbestosis, carcinoma of the lung and larynx, gastrointestinal tumours, and diffuse mesothelioma of the pleura and peritoneum.
The documented presence of asbestos fibres in water supplies and food products has fostered concerns about the possible impact of long-term and, as yet, unknown exposure of the general population to these fibres. Although many authorities consider brief or transient exposure to asbestos fibres as inconsequential and an unlikely risk factor, some epidemiologists claim that there is no risk threshold. Cases of mesothelioma have been found in people whose only exposure was breathing the air through ventilation systems. Other cases had very minimal (3 months or less) direct exposure.
Commercial asbestos mining at Wittenoom, Western Australia, occurred between 1945 and 1966. A cohort study of miners employed at the mine reported that while no deaths occurred within the first 10 years after crocidolite exposure, 85 deaths attributable to mesothelioma had occurred by 1985. By 1994, 539 reported deaths due to mesothelioma had been reported in Western Australia.
Paraoccupational secondary exposure
Family members and others living with asbestos workers have an increased risk of developing mesothelioma, and possibly other asbestos related diseases. This risk may be the result of exposure to asbestos dust brought home on the clothing and hair of asbestos workers. To reduce the chance of exposing family members to asbestos fibres, asbestos workers are usually required to shower and change their clothing before leaving the workplace.
Asbestos in buildings
Many building materials used in both public and domestic premises prior to the banning of asbestos may contain asbestos. Those performing renovation works or DIY activities may expose themselves to asbestos dust. In the UK use of Chrysotile asbestos was banned at the end of 1999. Brown and blue asbestos was banned in the UK around 1985. Buildings built or renovated prior to these dates may contain asbestos materials.
Environmental exposures
Incidence of mesothelioma had been found to be higher in populations living near naturally occurring asbestos. For example, in Cappadocia, Turkey, an unprecedented mesothelioma epidemic caused 50% of all deaths in three small villages. Initially, this was attributed to erionite, however, recently, it has been shown that erionite causes mesothelioma mostly in families with a genetic predisposition
Incidence
Bien que les taux d'incidence rapportés aient augmenté ces 20 dernières années, le mésothéliome est toujours un cancer relativement rare. L'incidence est approximativement d’un cas pour un million d’habitants. Par comparaison, les populations avec un niveau de tabagisme élevé peuvent atteindre l'incidence de plus de mille cancer du poumon par million d’habitants.[3]
L'incidence du mésothéliome malin atteint actuellement un niveau d’environ 7 à 40 cas par 1.000.000 habitants dans les nations occidentales industrialisées, suivant l’importance de l'exposition des populations à l'amiante pendant les décennies passées[4]. On a estimé que l'incidence aux États-Unis a pu atteindre un à 15 pour 1.000.000 habitants en 2004. On s'attend à ce que l'incidence continue à augmenter dans d'autres régions du monde. Le mésothéliome se produit plus souvent chez les hommes que chez les femmes et le risque augmente avec l'âge, mais cette maladie peut apparaître chez des hommes ou des femmes à n'importe quel âge. Approximativement un cinquième à un tiers de tous les mésothéliomes sont des tumeurs péritonéales.
On peut noter qu'une épidémie de mésothéliome a été découverte dans trois villages turcs (Karain, Tuzkoy et Sarehidir) situés en Cappadoce. Elle est responsable aujourd'hui de 50% des décès là-bas.[5]
Facteurs de risque
L’exposition professionnelle à l’amiante est le facteur de risque principal pour le mésothéliome. Un passé d'exposition à l'amiante existe dans presque tous les cas répertoriés. Cependant, le mésothéliome a été rapporté dans quelques cas d’individus sans exposition connue à l'amiante.
L'amiante est le nom d'un groupe de minerais qui se présentent naturellement sous la forme d’un agglomérat de fibres dures et flexibles qui peuvent être séparées en fils minces et être tissées. L'amiante a été employé couramment dans beaucoup de produits industriels, y compris le ciment, des garnitures de frein, bardeaux de toit, revêtement de sol, des textiles, et des produits d’isolation. Si de minuscules particules d'amiante flottent dans l’air, particulièrement pendant le processus de fabrication, elles peuvent être inhalées ou avalées, et poser de sérieux problèmes de santé. En plus du mésothéliome, l'exposition à l'amiante augmente le risque de cancer bronchique, provoque l'asbestose une fibrose pulmonaire( maladie chronique non cancéreuse), et d'autres cancers, comme les tumeurs du larynx et du rein. Pour une personne l’association du tabagisme et de l'exposition à l'amiante augmente de manière significative le risque de développer un cancer des voies aériennes supérieures ou un carcinome bronchique. La marque Kent a utilisé de l'amiante dans ses filtres pour cigarettes pendant quelques unes de ses premières années de production dans les années 1950 et quelques cas de mésothéliome en ont résulté. En dehors de ce cas particulier, le tabagisme ne semble pas augmenter le risque de mésothéliome. Quelques études suggèrent que le virus simien 40 (SV40) pourrait agir comme cofacteur dans le développement du mésothéliome[6].
Exposition à l'amiante
Les secteurs professionnels ayant conduit à des expositions à l'amiante concernaient les unités d'extraction, et les industries employant de l'amiante du fait de ses propriétés.
unités d'extraction (mines et moulins, afin de préparer des fibres de calibre donné),
fabrication de matériaux à base d'amiante : fabrication de fibrociment, de textile amiante, de matériaux de friction (freins, embrayages),
isolation (dans le bâtiment, dans la confection de fours industriels, dans la fabrication de matériel thermique et frigorifique, dans les chantiers navals) et calorifugeage (le flocage avec des produits contenant de l'amiante est interdit en France depuis 1977),
utilisation d'amiante comme protection contre la chaleur (gants, tabliers, cordons, couvertures...) dans diverses industries : chantiers navals, sidérurgie, fonderie, fabrication de verre, industrie du bâtiment, ...
Depuis l'interdiction de fabrication d'importation et de commercialisation de matériaux contenant de l'amiante en France (décret 96-1133 du 24/12/1996), c'est l'intervention sur des matériaux en place contenant de l'amiante qui constitue la préoccupation majeure, en particulier chez tous les professionnels du bâtiment (travaux de retrait d'amiante ).
(fr)Guide de repérage de l’exposition à l’amiante
Traitement
Le traitement du mésothéliome par des thérapies conventionnelles n’a pas prouvé son efficacité et les patients ont une durée médiane de survie de 6 à 12 mois après le diagnostic. Le degré de malignité de la tumeur dépend de plusieurs facteurs dont la surface mesotheliale totale de la cavité pleurale dont l’importance favorise les métastases locales par le biais des cellules exfoliées, ainsi que l'invasion des tissus sous-jacents et d'autres organes dans la cavité pleurale. Un autre facteur qui intervient est la période de latence extrêmement longue entre l'exposition à l'amiante et le développement de la maladie.
Chirurgie
Il existe deux types de chirurgie. La pleurectomie partielle plus légère et la pleurotectomie élargie qui consiste a retirer la plèvre et un bloc pulmonaire. Dans certains cas, la chirurgie peut, de manière significative, augmenter l'espérance de survie.
Chimiothérapie
En février 2004, la Food and Drug Administration approuva l’utilisation du pemetrexed pour le traitement des mésothéliomes pleuraux malins. L'utilisation de cette drogue est autorisée en France depuis 2005. L'ajout de bevacizumab, à la chimiothérapie (gemcitabine + cisplatine) se révèle être décevant[7]. Un essai européen (IFCT-0701 MAPS) est cours pour évaluer l'intérêt du bevacizumb en association avec la chimiothérapie standard (pemetrexed + cisplatine). D'autres protocoles ont été essayés avec une efficacité modérée, la survie par rapport à un traitement plus classique ne dépassant pas quelques mois[8].
Immunothérapie
Les protocoles de thérapeutiques comportant un traitement par immunothérapie ont donné des résultats variables. Par exemple, l'inoculation intrapleural de bacille Calmette-Guérin (BCG) afin d'essayer d'amplifier la réaction immunitaire, s'est avérée n’apporter aucun bénéfice au patient (tandis qu'elle peut améliorer l’état des patients atteints de cancer de la vessie). Il a été prouvé in vitro que les cellules de mésothéliome étaient détruite par des cellules lymphocytaire après activation par l’interleukine-2 (IL-2), mais les patients subissant cette thérapie particulière ont ressenti des effets secondaires majeurs. En effet, cet essai thérapeutique a été interrompu en raison des niveaux inacceptable ment élevés de la toxicité de l’IL-2 et de la sévérité des effets secondaires tels que la fièvre et le cachexie. Néanmoins, d'autres essais utilisant l'interféron alpha se sont avérés encourageant avec 20% de patients présentant une réduction supérieure à 50% de la masse tumorale associée à des effets secondaires minimes.